Tomber des murs? 50 ans de grands ensembles

11 avril 2013

DVD

Il est possible d'obtenir le DVD de Tomber des murs? 50 ans de grands ensembles.

Il est disponible au siège de l'association (les Ziconofages 67 avenue de Lodève, 34070 Montpellier) à prix libre. Vous faites un don à l'association. (Vous recevrez un reçu). Sachant que le prix de revient est de 5€ environ et les frais postaux de 2€50.

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28 mars 2013

Organiser une projection de Tomber des murs ?

- N'hésitez pas à nous contacter pour en organiser une! Ou commandez le DVD (contre un don à l'association du montant que vous voulez)

-Des projections privées à destination d'associations, des universités, des partis politiques, de collectivités territoriales peuvent être organisées. Si vous souhaitez discuter d'une éventuelle projection, n'hésitez pas à nous contacter : lesziconofages@free.fr, 09 50 64 97 87 

Ce projet de projection débat est soutenu financièrement par le Département de l'Hérault, l'ACSE (DCCS), la CAF de Montpellier.

11 mars 2013

D'autres DVD prduits depuis

L'association les Ziconofages a continué de donné la parole aux habitant(e)s des quartiers populaires. Deux autres DVD ont été réalisé : - une fiction documentaire sur les discriminations dans l'accès au logement, Leïla l'inlogeable, en partenariat avec l'association Habiter Enfin! et le collectif Urgence familles mal logées.

- une série de 4 films Tsiganes de Montpellier et de l'Hérault, avec un des films sur l'accueil des gens du voyage Places désignées, et un second sur les Gitans sédentaires de Montpellier avec comme questionnement "veulent-ils vivre ensemble ou est-ce que ce ne sont pas les politiques du logement mises en oeuvre qui contribuent à la ghettoisation de ces populations?" Ce DVD ets en vente à prix libre comme pour Tomber des murs? (voir message suivant)

Des extraits vidéos et le synopsis des films ici : http://lesziconofages.free.fr/lesfilms.php

Couv dvd Leila l'inlogeable webCOUV DVD TSIGANES WEB

 

 

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01 février 2012

les quartiers populaires à l'IRTS

Dans le cadre du Kairos, une conférence-débat est organisée par l'IRTS  avec Stéphane Bonnefoi le 2 février 2012, à propos de sa série documentaire "A la Paillade" réalisée en 2010 pour France culture.
L' entrée est libre et vous êtes les bienvenues pour venir débattre sur la question des "quartiers populaires".

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28 mars 2011

Tomber des murs? compte-rendu projection du 23/03 à la maison pour tous G. Brassens aux Hauts de Massane (la Paillade)

Présents : 20 personnes, 10 étudiants de l'IRTS, des étudiants de master en géographie (université Paul Valéry, 2 personnes des comités de quartier, un éducateur spécialisé, des membres d'associations (Apieu, Défi,...) et un habitant (mais très bavard!)...

Discussion de plus de 2h, dont voici quelques remarques qui viennent compléter ce que dit le film :

  • Le tramway a fait beaucoup de bien au quartier de la Paillade en terme d'ouverture et de désenclavement (la première ligne y a son terminus; la ligne 3 en construction passera par le Petit Bard et la Paillade).

  • Peu de commerces dans le film, et peu de commerces à la Paillade; non seulement il y en a peu, mais certains ferment (tabac fermé à Oxford en 2010) entrainant une densification source de problèmes autour de ceux qui restent.

  • Beaucoup d'écoles ghetto à Montpellier, en primaire, mais aussi au collège qui ne facilitent pas le vivre ensemble.
  • Il faut avoir vécu des conditions précaires pour savoir ce que c'est: tout le monde doit avoir un toit sur la tête et être vu comme « normal ». On a laissé tomber les classes les plus pauvres fin des années 70.

  • Le quartier de Phobos (rasé en 1992 dont parle le film) a été construit par IBM pour y loger ses salariés, qui sont ensuite partis vivre hors de la Paillade en maisons individuelles. C'est souvent des entreprises privées qui dans les années 70 logeaient leurs salariés. La mobilité était alors possible pour le plus grand nombre. (La Paillade a été et est un réservoir de main d 'oeuvre).

  • Aujourd'hui, il n'y a plus de mobilité dans les quartiers à cause du prix de l'immobilier: les populations sont coincées là.

  • Débat sur le refus ou non de quitter son quartier de se mélanger: elles ne veulent pas car elles y ont des solidarités collectives qui fonctionnent, car elles souhaitent profiter des rénovations urbaines et ne pas aller dans des logements vétustes dans un autre quartier populaire.

  • La ville de Montpellier remplit son obligation en terme de parc social (21 à 22% de logements sociaux sur la commune), ce qui est loin d'être le cas des communes de l'agglomération), et fait attention à éparpiller les logements sociaux, notamment dans les nouveaux quartiers qui se construisent. Il manque cependant du logement très social, les bailleurs privilégiant souvent pour ces nouvelles constructions les classes moyennes...

Merci à la maison pour tous de son accueil.


04 octobre 2010

Prochaines projections de Tomber des murs? le 16 octobre et le 23 octobre

Projection  au Festival terra Nostra, festival de films documentaires et rencontres de Ste Croix Vallée française, Samedi 23 octobre à 18h30 

avec un débat avec le public, la Fondation Abbé pierre, Habiter Enfin et les Ziconofages

Voir le programme :http://www.agenda365.fr/festival-du-film-documentaire-L1C5106N9B2010.html

Projection à Montpellier le 16 octobre :

Le collectif du 107bis et les Ziconofages vous invitent à la projection de Tomber des murs? 50 ans de grands ensembles le samedi 16 octobre à 21h au 107bis avenue de Lodève à Montpellier.
C'est en plein air, alors pensez à prendre un pull.
C'est aussi une soirée de soutien au journal CQFD, alors pensez à prendre quelques pesetas...

Voir la table ronde organisée au Petit Bard le 3 juin 2010

Suite à la projection du film, Tomber des murs?, une table ronde sur les rénovations urbaines était organisée avec les différents protagonistes et le public le jeudi 3 juin. C'était dans le cas de l'implantation du chap'au Théatre de la Compagnie Sin sur le quartier du Petit Bard.

Comme dans le film, il s'agit de confronter les différentes paroles les unes aux autres, pour informer, pour se faire une idée de la réalité, des avancés et des blocages de ces politiques de rénovations urbaines, notamment au Petit Bard. Etaient invités à prendre la parole :

  • MMe Belraazli et M. Fahri, deux habitants du quartier du Batiment A (en cours de démolition et victime de plusieurs départs d'incendie);

  • Fabrice Rémy, Délégué du préfet sur le quartier;
  • Max Lévita, élu de la ville et président de la SERM;
  • M. Respaut chargé du relogement chez ACM;
  • Hamza Araab, de l'association Justice pour le Petit Bard;
  • Christophe Hermet responsable de l'antenne de la SERM au Petit Bard/pergola.
  • Isabelle Berry-Chikhaoui, géographe travaillant sur différents quartiers prioritaires en Languedoc-Roussillon;
  • Se sont excusés Jean Luc Neve, Directeur Adjoint de Face Hérault, le stravailleurs sociaux del'agence départementale de la solidarité Cévennes Petit Bard Pergola, Monique Valy de la Confédération Nationale du Logement, les educateurs de rue d'APS34, Christophe Perrin, Coordinateur régional des actions de lutte contre les discriminations, les élus de la Ville.

Un grand merci au Délégué du préfet, qui par l'annonce rapide de sa participation a permis à la Ville, à la SERM et aux ACM de venir pour la première fois débattre en public du film et des politiques qu'ils mènent...

Il nous semble indispensable en effet que l'information (à défaut de concertation pourtant prévue par la loi) sur ce qui se fait doit être publique ; quand elle reste l'apanage de quelques uns, elle renforce tous les fantasmes.


Table ronde au Petit Bard autour du film Tomber des murs?
envoyé par piedducol. - Regardez les dernières vidéos d'actu. Résumé de la table ronde :

Des militants associatifs Hamza Araab (9'), Emilien urbach (12'), Mohammed Bouklit (plateforme citoyenne) puis une habitante de Sête (54') ne comprennent pas pourquoi la ville a laissé se dégrader le Petit Bard, pourquoi la ville n'a pas défendu les habitants face aux malversations.

Max Lévita (Ville + Serm) intervient à plusieurs reprises (7', 21'50 et 45'50) ainsi que M. Hermet (Serm) (13') pour dédouaner la mairie et la Serm, arguant que le Petit Bard et une copropriété privée et que les collectivités n'avaient pas à intervenir. Que c'était aux propriétaires de le faire d'après la loi. Que la mairie l'a fait suite à la catastrophe et à une situation d'urgence (décès d'un habitant dans un ascenceur en 2004) mais que c'est extrêmement compliqué (acquisition du logement, relogement des locataires,...) et long car il faut respecter les procédures. Comparaison avec la Chine ou 150ha ont été rasés pour accueillir et l'exposition universelle de Shangai en 2 ans mais sans respect des droits de l'Homme (24')...

Les militants associatifs se rejoignent pour dire que c'est un manque de volonté politique: que la ville avait la possibilité et les moyens d'intervenir : des moyens colossaux sont investis dans des projets comme Odysséum, que le PB n'est pas traité de la même manière qu'un autre quartier, que du temps est perdu parce que la mairie ne veut pas racheter les appartements à un prix pourtant établi par le juge de l'expropriation, que la ville avait le droit en créant une DUP d'obliger les propriétaires à entretenir les appartements.

Des habitants témoignent des souffrances de vivre au PB et du temps trop long passé à attendre un relogement, du coup des charges locatives alors qu'aucun entretien n'est fait ...

M. Respaut (ACM) et M. Lévita indiquent que depuis 2008, avec l'installation d'un bureau de la Serm et de 13 agents, le relogement est enfin lancé après des années de retard et permettra rapidement de démolir le Batiment A de reconstruire de nouveaux logements, le délégué du préfet, M. Rémy indiquant pour conclure le débat que l'Etat continuera à soutenir le projet de Rénovation urbaine au petit Bard.

La table ronde en détail:

20''Emilien Urbach (compagnie Sin) : présentation du chapeau théatre et du débat

1'20''Présentation des intervenants … et du débat par pascal Biston (les Ziconofages)

5'50: Turkane Basar, jeune réalisatrice revient sur les origines du film.

7' M. Levita (Ville de Mpt et président de la Serm) : ce qui manque au film c'est de préciser que le Petit Bard est une copropriété privée, et elle relève de la responsabilité des propriétaires, pas de la ville.

9' M. Araab (association Justice pour le Petit Bard) : les syndics ont aussi un rôle important... avec les malversations  Pourquoi les familles sont seules dans le combat à mener ?

9'45 M Lévita : On ne peut pas intervenir juridiquement... C'est à l'assemblée des propriétaires d'intervenir. C'est vrai qu'il y a eu malversation mais ce n'est pas de notre responsabilité. C'est aux propriétaires, à l'assemblée des copropriétaires.

12' M. Urbach : est étonné de l'argent public investit et du peu de contrôle de cet argent, ...

13' M. Hermet (SERM): On accuse la collectivité, et jamais on n'entend la responsabilité des propriétaires. La Serm doit respecter les procédures pour se rendre propriétaire des bâtiments avant de mener les opérations de RU et ne peut intervenir sur le bâti avant...

17'25 Biston (Ziconofages) Comment expliquer que jusqu'en 2007 rien n'avait pas été fait. Est-ce le choix était le bon de construire des bâtiments  publics au lieu de logements?

18'30 Mme Berry Chikhaoui: Il ne faut pas dire que 3 propositions c'est bien, le relogement est un relogement contraint, vécu comme une épreuve pour les habitants.

21'50 M. Levita : Il ne s'agit pas de faire changer les gens de quartier sans leur accord. depuis l'intervention de la Serm, 13 personnes sont chargés de suivre de très prêt les habitants, d'enregistrer leur demande...

La ville de Montpellier a des actions d'urbanisme dans un grand nombre de quartiers, 14 ZAC, avec au moins 30% de logement sociaux, pas de quartier condamné à avoir tous les logements sociaux de la ville comme ce fut le cas auparavant avec la Paillade.

24'40 M. Lévita : c'est vrai on est pas allé assez vite, on essaie d'aller le plus vite possible, mais il ya la loi, qu'il faut exproprié et que les gens s'en aillent. Exemple de Shangai avec l'exposition universelle bâti en 2ans sur 150 ha qui comptaient auparavant des quartiers, des logements, des écoles, des usines. Les chinois eux ils ne s'embarrassent pas...

26' et 29' Mme Belraazli, une habitante : on a trop souffert. Vétusté, feu, incendie, un mort. Et des charges trop chères.

28' M. Araab : ne comprend pas pourquoi les élus ne soutiennent pas les habitants; ils sont responsables de la situation au Petit Bard.

Il prend l'exemple d'un propriétaire occupant à qui l'on réclame des charges exorbitantes chaque année pour les inciter à vendre à petit prix 40 -45000 euros un F4 alors même que l'évaluation de son bien était de 55000€. L'affaire traîne en justice (la Serm a fait appel) et la rénovation est bloquée.

Pascal Biston pose la question des avancées du processus et de la prise en compte des avis des habitants seulement  quand  il y a crise et rapport de force comme en 2004 et aujourd'hui.

31'30 M. Respaut (ACM) reconnaît le retard (3 à 4 ans de perdus), mais dit que depuis 2008 le relogement va crescendo avec une moyenne de 7 propositions par mois depuis 2008 (chiffres contestés ce serait plutôt 2-3 propositions voir http://www.montpellier-journal.fr du 25 avril 2010) et que le relogement va être tenu.

M. Respaut prend l'exemple du relogement réussi de la tour Condrocet à la Paillade, débuté en janvier 2009 et terminé ce  mois-ci (juin 2010).

M. Respaut cite l'attachement des habitants à leur quartier, et du fait qu'ils veulent rester sur le quartier, les prochains logements construits seront pour eux et ceux qui aujourd'hui doivent partir pourront revenir quand des nouveaux logements seront construits...

35'25 M. Bouklit, plateforme cityoyenne mtp : accuse les élus et la Serm de se cacher derrière la responsabilité juridique la copropriété privée, pour ne pas intervenir de la même manière que dans les autres quartiers. Le Petit Bard est une zone de non-droit où la république serait absente. Il pose aussi les conditions de relogement imposé aux habitants et les conditions d'attribution de logement opaques.

M. Respaut indique qu'après les incendies du mois de mars ils ont réagi en situation d'urgence avec 35 propositions de relogement dans différents quartiers (même s'il y en a une majorité dans des quartiers cités (Paillade, Cévennes, Paul Valéry). Ils ont des problèmes : de nombreux habitants à reloger à cause de la sur-occupation des logements du PB et trouver des logements de type F5/F6 qu'ils n'ont pas.

44'30 : une jeune habitante du Bat A témoigne de de la discrimination dont sont victimes les habitants du quartier, où personne n'est venu nettoyer les cages d'escalier suite à l'incendie sauf le jour de la venue du maire....  « Je comprends par pourquoi madame le Maire, elle vient un jour et qu'on nettoie, alors nous on doit respirer un mois dans cette odeur épouvantable, on n'est pas des chiens »

45'50 M. Lévita : Erreur de créer le GIE, maintenant la Serm avec 13 personnes est à la disposition des habitants avec des plans de relogement et de réhabilitation. , attente des pleins pouvoirs pour agir.

49' M. Bouklit : les élus manquent de volontarisme pour trouver une solution aux charges exhorbitantes et injustifiées que paient les habitants, et leur conditions de vie inadmissibles.

Il dit de se méfier de la mixité sociale si  les gens restent chacun de leur coté. C'est un mythe pour donner bonne conscience  à une bourgeoisie municipale...

Il ne comprends pas comment on peut mettre des moyens titanesques pour Odysséum et que pour le Petit Bard il faille des années...

51'40 M. Araab : Le PB est un point noir à tous les niveaux,... et si rien n'est fait cela va se répercuter sur tous les autres points de la ville...

52'20 Mme Bandelier, ancienne travailleuse sociale et militante dans une association sur les politiques de rénovations dans la ville de Sête: Depuis 1970 les problèmes, les questions , les difficultés restent les mêmes  de 1970 restent les mêmes : les habitants ne sont jamais concertés, les plans de relogement au PB ont-ils étaient discutés avec les habitants? La municipalité pouvait prendre ces responsabilités, et demander aux propriétaire une obligation de travaux, après une déclaration d'utilité publique (DUP).

Est-ce qu'on démolit ou réhabilite? La loi dit que le relogement doit se faire dans des conditions identiques, qu'en cas de différence de loyer, c'est au propriétaire de payer la différence et que le locataire peut réintégrer le logement une fois celui-ci réhabilité.

56'10 M. Rémy délégué du préfet, revient sur la notion de propriété privée et sur la DUP mise en place au Petit Bard. L'Etat, avec l'ANRU  accompagne la rénovation urbaine au PB depuis 2005. Beaucoup de retard, pour des raisons multiples. L'Etat est toujours prêt à accompagner la ville dans sa politique de rénovation urbaine pour rendre attractif ce quartier et lui offrir une mixité sociale.

59'30 : M. Biston et M. Urbach:  besoin d'espace pour se rencontrer, à un même niveau d'égalité, expérience à renouveller.

28 septembre 2010

retour sur les projections de "Tomber des murs?"

Projection le 16 octobre 2010, Jardin du 107 bis avenue de Lodève, 40 personnes

Demande de la part d'habitants de Montpellier qui ont entendu parler du film par des amis et qui aiment organiser des projections documentaires ou concerts chez eux en plein air. Projection relayée par les assos du quartier : AVA (Arceaux Vie Active, les Gribouilles (collectif de parents de l'école Jeanne d'Arc et Chaptal).

Les échanges abordent les thèmes suivants :

  • l'opacité des demandes de logements sociaux qui permet tous les passe-droits. Exemple de C. Dupraz des Verts qui  explique que malgré leur demande répétée ils n'ont pu accéder aux listes pour vérifier l'égal traitement des demandes. Pascal Biston ajoute que les chercheurs qui travaillent dans la région, n'y ont pas accès non plus et que quand ils y ont accès ont ne peut rien vérifier.

  • Le nombre de logements sociaux à Montpellier et dans l'agglomération; Si la ville de Mpt  respecte l'article 55 de la loi Sru avec 21% de logements sociaux (elle est au minimum), l'effort est porté à 30% dans les nouvelles ZAC zone d'aménagement concertée. En revanche les communes aux alentours ne respectent pas souvent ces 20%!

  • l'accès au logement sociaux pour les populations les plus précaires: 70% de la population héraultaise est en droit d'avoir un logement social: les critères pris en compte sont souples et ont été relevés par le gouvernement Sarkozy (arrêté du 29/05/2009, exemple famille de 4 personnes jusqu'à 36000€ de revenus! (50000€ en région parisienne) http://www.anil.org/fileadmin/ANIL/Textes_officiels/Arrete/2009_05_29_plafonds_ressources_HLM.pdf, ce qui fait le bonheur des bailleurs sociaux qui préfèrent des familles des classes moyennes au détriment des plus pauvres. Les nouvelles constructions dans les ZAC sont des bâtiments moins élevés avec une relativement bonne isolation et qualité de construction, ils sont aussi plus chers et peu accessibles pour les plus bas revenus.

  • le relogement des habitants dans les bâtiments qui font l'objet de rénovations urbaines forte avec destruction; les habitants des bâtiments amenés à être détruits (Tour des tritons (Paillade), Bâtiment A de la rue des Trolles au Petit Bard) paient des loyers peu élevés. A loyer égal ils sont la plupart du temps relogés dans des bâtiments anciens ou n'existe toujours pas mixité sociale.

  • la question de la place des populations d'origine immigrés dans le droit commun, dans le droit au logement; faire Tomber quels murs? Ceux des bâtiments ou ceux du racisme, des discriminations?

  • La nécessaire mixité sociale : Tout le monde est d'accord sur sa nécessité mais s'interroge sur la possibilité de faire cohabiter sur le même pallier des familles aux revenus très différents. Est-ce possible? Un loyer différent pour des appartements identiques ? Non, ce n'est pas possible, donc s'il y a mixité dans un quartier, il y a des poches de pauvreté par bâtiment et au final ce n'est pas vraiment de la mixité, d'ailleurs cette mixité se retrouve peu non plus dans les écoles, les lieux culturels, par exemple à la Paillade ou des populations de niveaux de vie différents cohabitent sans réel mixité sociale.

  • La stigmatisation quartiers sensibles / quartiers maghrébins : une personne de l'ADI rappelle qu'à la Paillade, plus de 50% de la population est française, que si les familles d'origine marocaine sont les plus importantes, en second viennent les familles d'origine espagnoles... D'où le danger de parler en terme de groupes éthniques, la mixité doit être sociale et non éthnique.

Table ronde du 3 juin au Petit Bard, Chapeau Théâtre

Voir la vidéo et le compte-rendu détaillé dans la rubrique débat autour du film / vidéo

Des militants associatifs Hamza Araab (9'), Emilien urbach (12'), Mohammed Bouklit (plateforme citoyenne) puis une habitante de Sête (54') ne comprennent pas pourquoi la ville a laissé se dégrader le Petit Bard, pourquoi la ville n'a pas défendu les habitants face aux malversations.

Max Lévita (Ville + Serm) intervient à plusieurs reprises (7', 21'50 et 45'50) ainsi que M. Hermet (Serm) (13') pour dédouaner la mairie et la Serm, arguant que le Petit Bard et une copropriété privée et que les collectivités n'avaient pas à intervenir. Que c'était aux propriétaires de le faire d'après la loi. Que la mairie l'a fait suite à la catastrophe et à une situation d'urgence (décès d'un habitant dans un ascenceur en 2004) mais que c'est extrêmement compliqué (acquisition du logement, relogement des locataires,...) et long car il faut respecter les procédures. Comparaison avec la Chine ou 150ha ont été rasés pour accueillir et l'exposition universelle de Shangai en 2 ans mais sans respect des droits de l'Homme (24')...

Les militants associatifs se rejoignent pour dire que c'est un manque de volonté politique: que la ville avait la possibilité et les moyens d'intervenir : des moyens colossaux sont investis dans des projets comme Odysséum, que le PB n'est pas traité de la même manière qu'un autre quartier, que du temps est perdu parce que la mairie ne veut pas racheter les appartements à un prix pourtant établi par le juge de l'expropriation, que la ville avait le droit en créant une DUP d'obliger les propriétaires à entretenir les appartements.

Des habitants témoignent des souffrances de vivre au PB et du temps trop long passé à attendre un relogement, du coup des charges locatives alors qu'aucun entretien n'est fait ...

M. Respaut (ACM) et M. Lévita indiquent que depuis 2008, avec l'installation d'un bureau de la Serm et de 13 agents, le relogement est enfin lancé après des années de retard et permettra rapidement de démolir le Batiment A de reconstruire de nouveaux logements, le délégué du préfet, M. Rémy indiquant pour conclure le débat que l'Etat continuera à soutenir le projet de Rénovation urbaine au petit Bard.

IRTS, 12 personnes 24 mars 2010

Intervention à l'Irts, auprès d'étudiants en 3ème et dernière année d'éducateurs spécialisés.
Le thème général du module questionnait « la pratique de projet repérée à un cadre de vie »:

  • Identifier les concepts situant le rapport au changement et le rapport au social

  • Repérer les pratiques autour des modes d'intervention et plus précisément dans le cadre de vie du quartier.

Donc il s'agit se mettre en évidence à travers votre projet associatif et votre réalisation, ce qui se joue pour les habitants, leur rapport à l'environnement pour agir... C'est bien que vous soyiez là ainsi que les réalisatrices pour expliquer le sens de vos actions , les objectifs, et les effets de cette expérience..  

Les étudiants ont d'abord commenté le film et observé "que les politiques de rénovations urbaines" mettent à mal le lien social très fort qui existe dans ces quartiers populaires. Mais tous ne sont pas d'accord sur le mot employé pour le relogement par Monique Vally (CNL) "déportation" des habitants. Une des étudiantes stagiaires qui a vécu aux Tritons (5 tours de la Paillade, dont deux ont été détruites) et qui est partie sur Aiguelongue suite au relogement, trouve que c'était finalement une bonne chose. D'autres étudiants et moi-même précisons que c'est le caractère autoritaire de ces relogements, sans concertation, avec 3 propositions (certes mais l'obligation d'accepter...) et souvent un relogement plus loin...

Pascale Faure (éthnologue) veut revenir sur la naissance du projet, son origine, comment on concrètement se passe le tournage. J'explique que nous avons un double réseau (d'acteurs associatif et organismes sociaux et un réseau de chercheurs et d'acteurs des politiques d'urbanisme et de logement sur Montpellier et ailleurs) qui nous permettent de préparer les interventions sur le terrain, de se faire accepter dans les quartiers où la notion de territoire peut parfois être forte.
Elle revient aussi sur le regard que portent les différentes institutions politiques locales, et j'en viens à la finalité de tels films documentaires: comme ils portent un regard pluriel sur ces politiques de rénovations urbaines, ils offrent ainsi une analyse elle aussi plurielle et ils jouent le rôle d'information de sensibilisation et permettent d'informer et de débattre; ce sont de formidables outils de concertation qui manquent tant à cette politique de rénovation urbaine. Le Département, l'Acse, l'ont compris et portent aujourd'hui un appui au développement de ce projet d'outils vidéos.  Nous glissons aussi des difficultés à se faire accepter dans un quartier et à gagner la confiance des populations (mise à mal par le traitement de l'information et les images négatives véhiculées par les médias au rôle et à la place du travailleur social dans le quartier.
Peu de monde, mais des étudiants intéressés tant par le film (et son contenu) que par l'ensemble du projet (préparation, finalités, fonctionnement, postures à avoir, impacts sur les habitants et les décideurs,...
Avec Pascale Faure nous revenons sur l'échange de l'après-midi : le film /"Tomber des murs?/"et le projet qui l'entoure (/mémoire image mieux vivre un réhabilitation de quartier, Partage d'expériences/ et/ Outils vidéos)/, est un bon outil pour montrer les différents regards des acteurs d'un quartier populaire sur ce territoire et éclairer  les mécanismes d'un projet de cohésion sociale.
A noter qu'une étudiante d'un autre groupe s'était jointe à nous car elle a mené durant son année de formation un  travail de réalisation vidéo dan un Itep, et elle était intéressée par partager son expérience "l'ouverture, les déblocages qu'avaient pu apporter son travail sur les jeunes l'école et ses représentants.

Projection aux habitantes du Bat A de la rue des Trolles, le 14/04/2010 à la Maison pour tous François Villon, environ quarante personnes présentes, essentiellement des femmes.
A la demande des habitantes de du Bat A de la rue des Trolles qui occupaient la MPT François Villon, nous sommes venus présenter et discuter des politiques de rénovations urbaines.
D'abord ce sont les femmes qui ont été le moteur de la lutte et de l'occupation de la Maison pour tous et ce sont elles qui ont demandé à voir le film.
Anecdote : quand Monsieur Bouillé accompagné de M. Vignal est venu soumettre des propositions de relogement en 3 étapes sur 3 mois par écrit, les hommes étaient prêts à accepter les propositions de la mairie; mais quand ils se sont tournées vers les femmes pour avoir leur avis, elles ont dit qu'il n'en étaient pas question, qu'elles n'osaient plus retourner dans le bâtiment où elles ne se sentaient pas en sécurité. C'est en effet souvent les femmes qui gèrent tout ce qui a trait au logement, facture,...

Les femmes après la projection ont insisté sur plusieurs points :
- On leur propose des appartements qui ne correspondent pas à leur besoin :trop cher, (750€ alors que la famille n'a qu'un salaire avec les aides sociales de 1200€) ou à des prix équivalents mais trop petits.
- Elles s'énervent de se voir proposer des appartements dans des barres ou des tours vouées à la démolition dans les programmes de rénovations urbaines.
- Elles sont gênées de témoigner que les assistantes en économie sociales et familiales détachées à la Serm souvent leur mettent la
pression et les culpabilisent de ne pas accepter les logements qu'elles proposent... Quelquefois elles sortent en pleurant...

- Elles disent qu'elles sont victimes de discriminations, alors qu'elles voudraient juste avoir les mêmes droits que les autres et ne pas être rejetées dans un autre quartier ghetto.
- Elles insistent pour dire qu'elles veulent seulement un logement digne, dans ou en dehors du quartier selon les familles.

IRTS, 12 personnes 24 mars 2010

Intervention à l'Irts, auprès d'étudiants en 3ème et dernière année d'éducateurs spécialisés.
Le thème général du module questionnait « la pratique de projet repérée à un cadre de vie »:

  • Identifier les concepts situant le rapport au changement et le rapport au social

  • Repérer les pratiques autour des modes d'intervention et plus précisément dans le cadre de vie du quartier.

Donc il s'agit se mettre en évidence à travers votre projet associatif et votre réalisation, ce qui se joue pour les habitants, leur rapport à l'environnement pour agir... C'est bien que vous soyiez là ainsi que les réalisatrices pour expliquer le sens de vos actions , les objectifs, et les effets de cette expérience..  

Les étudiants ont d'abord commenté le film et observé "que les politiques de rénovations urbaines" mettent à mal le lien social très fort qui existe dans ces quartiers populaires. Mais tous ne sont pas d'accord sur le mot employé pour le relogement par Monique Vally (CNL) "déportation" des habitants. Une des étudiantes stagiaires qui a vécu aux Tritons (5 tours de la Paillade, dont deux ont été détruites) et qui est partie sur Aiguelongue suite au relogement, trouve que c'était finalement une bonne chose. D'autres étudiants et moi-même précisons que c'est le caractère autoritaire de ces relogements, sans concertation, avec 3 propositions (certes mais l'obligation d'accepter...) et souvent un relogement plus loin...

Pascale Faure (éthnologue) veut revenir sur la naissance du projet, son origine, comment on concrètement se passe le tournage. J'explique que nous avons un double réseau (d'acteurs associatif et organismes sociaux et un réseau de chercheurs et d'acteurs des politiques d'urbanisme et de logement sur Montpellier et ailleurs) qui nous permettent de préparer les interventions sur le terrain, de se faire accepter dans les quartiers où la notion de territoire peut parfois être forte.
Elle revient aussi sur le regard que portent les différentes institutions politiques locales, et j'en viens à la finalité de tels films documentaires: comme ils portent un regard pluriel sur ces politiques de rénovations urbaines, ils offrent ainsi une analyse elle aussi plurielle et ils jouent le rôle d'information de sensibilisation et permettent d'informer et de débattre; ce sont de formidables outils de concertation qui manquent tant à cette politique de rénovation urbaine. Le Département, l'Acse, l'ont compris et portent aujourd'hui un appui au développement de ce projet d'outils vidéos.  Nous glissons aussi des difficultés à se faire accepter dans un quartier et à gagner la confiance des populations (mise à mal par le traitement de l'information et les images négatives véhiculées par les médias au rôle et à la place du travailleur social dans le quartier.
Peu de monde, mais des étudiants intéressés tant par le film (et son contenu) que par l'ensemble du projet (préparation, finalités, fonctionnement, postures à avoir, impacts sur les habitants et les décideurs,...
Avec Pascale Faure nous revenons sur l'échange de l'après-midi : le film /"Tomber des murs?/"et le projet qui l'entoure (/mémoire image mieux vivre un réhabilitation de quartier, Partage d'expériences/ et/ Outils vidéos)/, est un bon outil pour montrer les différents regards des acteurs d'un quartier populaire sur ce territoire et éclairer  les mécanismes d'un projet de cohésion sociale.
A noter qu'une étudiante d'un autre groupe s'était jointe à nous car elle a mené durant son année de formation un  travail de réalisation vidéo dan un Itep, et elle était intéressée par partager son expérience "l'ouverture, les déblocages qu'avaient pu apporter son travail sur les jeunes l'école et ses représentants.


Projection de « Tomber les murs »à l'équipe de travailleurs sociaux de l'agence départementale de solidarité Cévennes-Las Rabes.

Le 14/12/2009, une trentaine de personnes présentes.

Les personnes qui ont participé à la projection ont lors du débat rappelé l'attachement des habitants
à leur quartier.

En voyant cette tour détruite, on se rend compte combien ce doit être difficile de voir son appartement disparaître. C'est violent ces destructions. Pour certaines familles leur quartier représente le seul lieu où ils ont vécu en France. C'est peut-être leurs seules racines que l'on détruit.

Plusieurs exemples sont cités:

-Une dame du petit bard a été relogée à Occitanie dans un très bel appartement. Pourtant cela a été catastrophique pour elle car elle a perdu tous ses repères.

-Des personnes ne veulent pas partir ni s'éloigner notamment à cause de la mosquée.

-La problématique de « Tomber des murs? » rappelle à une intervenante un quartier dont elle s'occupe aux Cévennes. Elle y a remarqué combien les propriétaires qui y habitent tiennent à leur lieu de vie. Le problème est qu'ils n'ont plus les moyens et qu'ils doivent partir. Cette propriété devrait rentrer dans une OPAH bientôt.

Elle ajoute qu'une étude a été mise en place dans ce quartier par l'ACSE afin que les mesures de rénovation soient faites en concertation avec la population. Dans ce contexte un travail type « Tomber les murs? » serait intéressant pour donner la parole aux habitants.

Mais les points de vues s'opposent au sujet de l'attache des habitants à leur quartier. Deux médecins témoignent: les habitants qu'elles ont rencontrés dans le cadre de leur travail au Petit Bard leur ont beaucoup dit qu'ils voulaient partir. Ils restent car ils n'ont pas les moyens d'aller ailleurs selon elles. Elles appellent donc à relativiser un peu.

Quelqu'un leur répond que souvent les habitants se plaignent mais que quand ils doivent partir ils se rendent compte qu'ils ont des attaches.

D'autres intervenants sont plus mitigés et disent qu'il y en a qui veulent rester et d'autres qui veulent partir.

Quelqu'un fait remarquer que les personnes qui souhaitent partir veulent aller vivre dans des villages mais pas dans d'autres quartiers défavorisés. Mais ces populations ont l'impression qu'ont veut les envoyer dans d'autres quartiers en difficulté.

Le gros des relogements s'est fait à Malbosc, à la Paillade et dans le Val de Croze.

L'une des participantes au débat est choquée car on ne construit presque plus de grands appartements alors qu'il y en a besoin.

Pour ce qui est de la concertation des habitants il est dit que la SERM a fait des progrès dernièrement. En effet des travailleurs sociaux sont mis à la disposition des familles pendant le relogement.

Une intervenante soulève une stagnation en ce moment au niveau des rénovations.

Enfin le rôle du pôle de solidarité en terme de relogement est d'informer les habitants, d'être médiateur. Cet accompagnement est nécessaire.

Projection de « Tomber les murs » à l'équipe de travailleurs sociaux de l'agence départementale de solidarité de la Mosson.

Le 12/11/2009, une quarantaine de personnes présentes.

Plusieurs assistantes sociales ont réagi après la projection. La problématique du logement est très présente dans leur travail. Voici le résumé de leurs points de vues parfois divergents:

L'impact des résidents délogés de leur quartier est bien traité dans le film.

Les habitants refusent souvent de quitter leur quartier selon l'une des AS. Le fait qu'ils veuillent rester ou pas dépend beaucoup du vécu des familles ajoute une autre. Aussi il est expliqué que l'habitat de la Paillade est très disparate même d'une cage d'escalier à l'autre. Certains immeubles de ce quartier sont très difficiles à vivre entre autre à cause du bruit mais les familles n'ont pas les moyens de partir.

Une assistante trouve le film optimiste du point de vue humain car il montre l'attachement au quartier. Mais une autre aurait aimé voir cet aspect approfondi. Selon cette dernière il ne montre pas assez ce qu'il y a de bien dans ces quartiers, ce que vivent les gens. Elle remarque par exemple que souvent les intérieurs sont très agréables.

L'une des assistantes sociales trouve positif que dans les hauts de Massanne on ait joué la carte de la mixité sociale. Elle trouve que cela n'est pas mis en valeur dans le film.

Enfin il a été dit que le film était révélateur d'une réalité nationale au niveau de la politique de rénovation.

On voit bien le système: Les habitants ne sont pas concertés, il y a un manque de transparence sur les projets dont on ne connaît pas les enjeux.

Les murs à abattre ne sont-ils pas ceux qui se trouvent entre décideurs et habitants?

Face aux bailleurs elles disent ne pas avoir leur mot à dire. Ils attendent d'elles que les habitants payent leurs loyers, c'est tout, pas qu'ils défendent les locataires.


Projection de "Tomber des murs?" aux bénévoles de l'association AVEC (Cévennes) mardi 29 septembre,  11 personnes présentes.

Les femmes ont enchaîné le film après une réunion et l'ont trouvé trop long et difficile pour leur public (notamment les femmes en alphabétisation). Mais ils pensent pouvoir le leur présenter au moins en partie. Sinon certaines ont dit « retrouver leurs parents ». Elles ont aimé "Tomber des murs?" qui met l'accent sur les rapports humains, sur la vie et le tissu social qui se  tissent et que les politiques de rénovations urbaines ne prend pas en compte. « C'est ce qui rend tout relogement difficile. »

Aux Cévennes c'est un peu la situation du Petit  Bard avec du retard : les gens quittaient le Petit Bard pour des quartiers comme les Cévennes car le quartier se dégradait (vu qu'aucun entretien n'était réalisé) et maintenant ils quittent les Cévennes pour Las Rébès ou le Parc des Arceaux, car la copropriété des Cévennes est dégradé et que son entretien fait augmenter les charges.

« C'est bien de montrer "Tomber des murs?" aux femmes que nous accueillons car elles ont peut-être un discours différent de celui que l'on entend dans le film ».

« Tomber des murs? » au théâtre  Jean Vilar, journées du patrimoine à la Paillade (samedi 19/09/2009, 25 personnes présentes)

Remarque : concurrence au même endroit à la même heure avec la balade découverte de la Paillade, des personnes hésitant entre les deux animations. Peu d'habitants de la Paillade, mais des institutionnels, des travailleurs sociaux, des professionnels de l'image. Toujours un bon retour sur le film, sa qualité et son intérêt; et qui pose la question de comment faire venir du public qui a peur de la qualité du film? Le débat s'ouvre sur des questionnements sur l'origine du projet, des jeunes,...

Un des spectateurs (formateur cinéma au lycée de Lunel) par ailleurs auteur d'un documentaire sur les politiques urbaines de Sarcelles, nous rend compte de la similitude de la problématique 20 ans après et sur des territoires différents. Il confirme ainsi ce que disaient les chercheurs de l'Iscra que ce film à travers des exemples locaux dénoncent bien l'ensemble des politiques de rénovations en France.

Une personne fait remarquer que c'est dommage de toujours faire des films sur les aspects négatifs des quartiers, sur le misérabilisme alors qu'il y a tant de richesse, d'histoire de vie, de talents sur ces territoires. Il aurait souhaité voir un documentaire qui soit plus sur les « murs culturels » à faire tomber. Il trouve que la France a du mal a admettre la mutation de la population immigrée, qui a maintenant des diplômes et aspire à une reconnaissance de ces capacités intellectuelles. Il regrette qu'on enferme encore les populations des quartiers, populations immigrées dans un schéma réducteur de populations assistées.

Si nous sommes d'accord, le film en parle, notamment à travers les regards des anciens de Phobos qui disent bien en conclusion du film qu'on a vu de leur quartier que ce qu'on a voulu voir et pas leur vision à eux, et que les murs à faire tomber ne sont pas ceux en béton mais les barrières sociales et culturelles...

Projection  de Tomber des murs? à Briandes (samedi 12/09, Lodévois, journée de l'ISCRA, 30 personnes présentes)

La discussion tourne autour de la question « ce film est-il diffusable hors de Montpellier, la problématique n'est-elle pas spécifique à notre exemple local? ». La trentaine de participants (impliqués sur des interventions dans la politique de la ville, de l'insertion des discriminations au logement dans diverses villes françaises) sont unanimes pour dire que ce film a montré, et pas seulement sur Montpellier. Ils sont choqués par la similitude des constats qu'ils font avec leur lieu d'intervention : pas de concertation, des rénovations plutôt que des réhabilitations, relogement plus loin et ou plus cher. Ils insistent donc pour que ce film soit diffusé dans des villes où se préparent des politiques de rénovations urbaines, pour initier une réflexion avec les habitants, les mobiliser pour une véritable concertation et implications des habitants dans les politiques de rénovations urbaines mises en œuvre. Ils nous disent aussi de ne pas oublier dans nos projections des interventions auprès des élus, des équipes de l'ANRU, des travailleurs sociaux,... ce que souhaitaient les jeunes qui ont réalisés "Tomber des murs?" et que nous n'avons pas encore mis en place.

Projection Tomber des murs? Association Mas des Moulins, le 27 avril, 25 personnes.

Intéressante projection avec des adolescents en internat au Mas des Moulins et leurs éducateurs; quelques habitants aussi. Les adultes prennent la parole après le film, pour dire que c'est une facette des rénovations urbaines qui est souvent occultée, que mettre sur un même niveau les habitants chercheurs et politiques apporte un autre regard sur les politiques de rénovations urbaines en cours.

Les jeunes prendront la parole mais après, dans des discussions informelles avec nous. Importance de ces moments conviviaux.

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Mercredi 25 février Médiathèque W. Shakespeare, (petit-bard)
25 personnes présentes dont 3 personnes interviewés dans Tomber des murs?. Échanges autour de ce que fait la mairie, lentement mais surement (Bouillé) et les habitants (la rénovation doit se faire avec nous, pas contre nous; on créera le rapport de force qu'il faudra).

Samedi 14 mars, 15h30 médiathèque Jean Jacques Rousseau (Paillade) : -Salle comble, 70 personnes présentes ! Discussions jusqu'à 18h .
Les thèmes abordés : mixité, relogement actuel, actualité de la rénovation urbaine;
Des jeunes du Petit Bard et de la Paillade assez nombreux.

Constat général : Tomber des murs? plait beaucoup, à tout public, des jeunes adolescents des quartiers aux acteurs politiques et associatifs.

Turkane : beaucoup de monde, c'était bien; les jeunes n'ont pas trop parlé, dommage.

Je ne veux pas donner mon avis sur la rénovation urbaine: établir un constat, mais ne pas prendre parti. Concertation entendre la parole des gens, on est du côté des habitants, mais il y en  qui ne seront pas d'accord avec nous. Pas militant; je ne veux pas imposer mon opinion. Notre film Tomber des murs? montre notre point de vue, mais on n'a pas besoin d'insister.

Christel : Forme du débat intéressante : échange, discussion avec les gens. Tous les gens échangeaient.

Pascal : Tomber des murs? est utile pour : Informer, Concerter, donner la parole à tous, et notamment aux habitants;

Soumia  : Le débat s'est poursuivi avec des jeunes que je connaissais. C'était bien, trop de points négatifs sur la Paillade, pas assez du positif. Elles ont bien aimé le débat et notamment l'intervention de la sociologue de l'Iscra. La forme du débat était intéressante : échange, discussion avec les spectateurs; tous les gens échangeaient.

01 septembre 2010

FICHE TECHNIQUE DU FILM

Tomber des murs? 50 ans de grands ensembles
Genre: documentaire
Année: 2008
Durée: 52'
Support: DVD vidéo
Langue: Français
Pays de production: France
Matériel Caméra: Caméra Tri CCD
Dates de tournage: Novembre 2007 - Juin 2008
Lieux de tournage: Montpellier, quartiers de la Mosson (Paillade) et du Petit Bard
© Les Ziconofages – lesziconofages@free.fr

Résumé
« Tomber des murs? », revient sur 50 ans d'histoire d es grands ens embles. A Montpellier, dans les quartiers du Petit Bard et de la Mosson des tours s'écroulent, la mixité sociale s'impose et les murs des barress ont repeints.
Ce film est un constat sur les problématiques autour des politiques de rénovations urbaines. Il y a les murs d'immeubles qui tombent en pleine crise du logement et puis ceux qu'il reste à abattre, ceux de l'indifférence et de l'incompréhension. Une population invisible aux yeux des décideurs revendique son mot à dire.
52' où se croisent les paroles des habitants, chercheurs, acteurs associatifs et politiques.
26 jeunes montpelliérains de 16 à 25 ans ont interviewé et tourné les images de ce film documentaire.
Cette action est le fruit d'un travail de 8 mois de l'association d'éducation à l'image les Ziconofages.

Équipe Technique:
Réalisation: Association Les Ziconofages
Tournage: Turkane Basar, Soumia Seddiki, Soumia Machaallah, Leïla Sabir, Vanessa Adolphe, Gwendoline Baquet, Hanane Boujaj, Kevin Depaule, Yessref Djemina, Sabrina Drihi, Sanaa Hayyani, Mouna Khadraoui, Mélodie Kroemer, Maryline Lefebvre, Sophie Loizel, Réda Mouadine, Eric Muller, Allioun N'Doye, Rachyda Oujebbour, Aurélien Paillie, Anais Razoux, Nadège Rizo, Driss Saël, Nassira Trari, Djemina Yessref, Cynthia Yvernault.
Ces jeunes âgés entre 16 et 25 ans habitant Montpellier et les villages alentours, ont été formés à la prise de vue vidéo et à l'interview par Pascal Biston et Christel Lescrainier.
Montage: Thierry Brinksma
Musique: Hatime Bensfia aka Hendek
Réalisé avec le soutien de: Département de l'Hérault, Direction enfance et famille, Fonds d'aide aux jeunes, Caf de
Montpellier, l'Acsé, DRDJS Languedoc Roussillon, Centre social CAF de la Paillade, Maison de l'enfance et de la famille

Contact diffusion:
Association les Ziconofages, 67 avenue de Lodève, 34070 Montpellier, lesziconofages@free.fr,
06 03 12 29 48 / 09 50 64 97 87
Turkane Basar: 06 37 34 03 88 Soumia Seddiki: 06 13 62 87 23