28 septembre 2010

retour sur les projections de "Tomber des murs?"

Projection le 16 octobre 2010, Jardin du 107 bis avenue de Lodève, 40 personnes

Demande de la part d'habitants de Montpellier qui ont entendu parler du film par des amis et qui aiment organiser des projections documentaires ou concerts chez eux en plein air. Projection relayée par les assos du quartier : AVA (Arceaux Vie Active, les Gribouilles (collectif de parents de l'école Jeanne d'Arc et Chaptal).

Les échanges abordent les thèmes suivants :

  • l'opacité des demandes de logements sociaux qui permet tous les passe-droits. Exemple de C. Dupraz des Verts qui  explique que malgré leur demande répétée ils n'ont pu accéder aux listes pour vérifier l'égal traitement des demandes. Pascal Biston ajoute que les chercheurs qui travaillent dans la région, n'y ont pas accès non plus et que quand ils y ont accès ont ne peut rien vérifier.

  • Le nombre de logements sociaux à Montpellier et dans l'agglomération; Si la ville de Mpt  respecte l'article 55 de la loi Sru avec 21% de logements sociaux (elle est au minimum), l'effort est porté à 30% dans les nouvelles ZAC zone d'aménagement concertée. En revanche les communes aux alentours ne respectent pas souvent ces 20%!

  • l'accès au logement sociaux pour les populations les plus précaires: 70% de la population héraultaise est en droit d'avoir un logement social: les critères pris en compte sont souples et ont été relevés par le gouvernement Sarkozy (arrêté du 29/05/2009, exemple famille de 4 personnes jusqu'à 36000€ de revenus! (50000€ en région parisienne) http://www.anil.org/fileadmin/ANIL/Textes_officiels/Arrete/2009_05_29_plafonds_ressources_HLM.pdf, ce qui fait le bonheur des bailleurs sociaux qui préfèrent des familles des classes moyennes au détriment des plus pauvres. Les nouvelles constructions dans les ZAC sont des bâtiments moins élevés avec une relativement bonne isolation et qualité de construction, ils sont aussi plus chers et peu accessibles pour les plus bas revenus.

  • le relogement des habitants dans les bâtiments qui font l'objet de rénovations urbaines forte avec destruction; les habitants des bâtiments amenés à être détruits (Tour des tritons (Paillade), Bâtiment A de la rue des Trolles au Petit Bard) paient des loyers peu élevés. A loyer égal ils sont la plupart du temps relogés dans des bâtiments anciens ou n'existe toujours pas mixité sociale.

  • la question de la place des populations d'origine immigrés dans le droit commun, dans le droit au logement; faire Tomber quels murs? Ceux des bâtiments ou ceux du racisme, des discriminations?

  • La nécessaire mixité sociale : Tout le monde est d'accord sur sa nécessité mais s'interroge sur la possibilité de faire cohabiter sur le même pallier des familles aux revenus très différents. Est-ce possible? Un loyer différent pour des appartements identiques ? Non, ce n'est pas possible, donc s'il y a mixité dans un quartier, il y a des poches de pauvreté par bâtiment et au final ce n'est pas vraiment de la mixité, d'ailleurs cette mixité se retrouve peu non plus dans les écoles, les lieux culturels, par exemple à la Paillade ou des populations de niveaux de vie différents cohabitent sans réel mixité sociale.

  • La stigmatisation quartiers sensibles / quartiers maghrébins : une personne de l'ADI rappelle qu'à la Paillade, plus de 50% de la population est française, que si les familles d'origine marocaine sont les plus importantes, en second viennent les familles d'origine espagnoles... D'où le danger de parler en terme de groupes éthniques, la mixité doit être sociale et non éthnique.

Table ronde du 3 juin au Petit Bard, Chapeau Théâtre

Voir la vidéo et le compte-rendu détaillé dans la rubrique débat autour du film / vidéo

Des militants associatifs Hamza Araab (9'), Emilien urbach (12'), Mohammed Bouklit (plateforme citoyenne) puis une habitante de Sête (54') ne comprennent pas pourquoi la ville a laissé se dégrader le Petit Bard, pourquoi la ville n'a pas défendu les habitants face aux malversations.

Max Lévita (Ville + Serm) intervient à plusieurs reprises (7', 21'50 et 45'50) ainsi que M. Hermet (Serm) (13') pour dédouaner la mairie et la Serm, arguant que le Petit Bard et une copropriété privée et que les collectivités n'avaient pas à intervenir. Que c'était aux propriétaires de le faire d'après la loi. Que la mairie l'a fait suite à la catastrophe et à une situation d'urgence (décès d'un habitant dans un ascenceur en 2004) mais que c'est extrêmement compliqué (acquisition du logement, relogement des locataires,...) et long car il faut respecter les procédures. Comparaison avec la Chine ou 150ha ont été rasés pour accueillir et l'exposition universelle de Shangai en 2 ans mais sans respect des droits de l'Homme (24')...

Les militants associatifs se rejoignent pour dire que c'est un manque de volonté politique: que la ville avait la possibilité et les moyens d'intervenir : des moyens colossaux sont investis dans des projets comme Odysséum, que le PB n'est pas traité de la même manière qu'un autre quartier, que du temps est perdu parce que la mairie ne veut pas racheter les appartements à un prix pourtant établi par le juge de l'expropriation, que la ville avait le droit en créant une DUP d'obliger les propriétaires à entretenir les appartements.

Des habitants témoignent des souffrances de vivre au PB et du temps trop long passé à attendre un relogement, du coup des charges locatives alors qu'aucun entretien n'est fait ...

M. Respaut (ACM) et M. Lévita indiquent que depuis 2008, avec l'installation d'un bureau de la Serm et de 13 agents, le relogement est enfin lancé après des années de retard et permettra rapidement de démolir le Batiment A de reconstruire de nouveaux logements, le délégué du préfet, M. Rémy indiquant pour conclure le débat que l'Etat continuera à soutenir le projet de Rénovation urbaine au petit Bard.

IRTS, 12 personnes 24 mars 2010

Intervention à l'Irts, auprès d'étudiants en 3ème et dernière année d'éducateurs spécialisés.
Le thème général du module questionnait « la pratique de projet repérée à un cadre de vie »:

  • Identifier les concepts situant le rapport au changement et le rapport au social

  • Repérer les pratiques autour des modes d'intervention et plus précisément dans le cadre de vie du quartier.

Donc il s'agit se mettre en évidence à travers votre projet associatif et votre réalisation, ce qui se joue pour les habitants, leur rapport à l'environnement pour agir... C'est bien que vous soyiez là ainsi que les réalisatrices pour expliquer le sens de vos actions , les objectifs, et les effets de cette expérience..  

Les étudiants ont d'abord commenté le film et observé "que les politiques de rénovations urbaines" mettent à mal le lien social très fort qui existe dans ces quartiers populaires. Mais tous ne sont pas d'accord sur le mot employé pour le relogement par Monique Vally (CNL) "déportation" des habitants. Une des étudiantes stagiaires qui a vécu aux Tritons (5 tours de la Paillade, dont deux ont été détruites) et qui est partie sur Aiguelongue suite au relogement, trouve que c'était finalement une bonne chose. D'autres étudiants et moi-même précisons que c'est le caractère autoritaire de ces relogements, sans concertation, avec 3 propositions (certes mais l'obligation d'accepter...) et souvent un relogement plus loin...

Pascale Faure (éthnologue) veut revenir sur la naissance du projet, son origine, comment on concrètement se passe le tournage. J'explique que nous avons un double réseau (d'acteurs associatif et organismes sociaux et un réseau de chercheurs et d'acteurs des politiques d'urbanisme et de logement sur Montpellier et ailleurs) qui nous permettent de préparer les interventions sur le terrain, de se faire accepter dans les quartiers où la notion de territoire peut parfois être forte.
Elle revient aussi sur le regard que portent les différentes institutions politiques locales, et j'en viens à la finalité de tels films documentaires: comme ils portent un regard pluriel sur ces politiques de rénovations urbaines, ils offrent ainsi une analyse elle aussi plurielle et ils jouent le rôle d'information de sensibilisation et permettent d'informer et de débattre; ce sont de formidables outils de concertation qui manquent tant à cette politique de rénovation urbaine. Le Département, l'Acse, l'ont compris et portent aujourd'hui un appui au développement de ce projet d'outils vidéos.  Nous glissons aussi des difficultés à se faire accepter dans un quartier et à gagner la confiance des populations (mise à mal par le traitement de l'information et les images négatives véhiculées par les médias au rôle et à la place du travailleur social dans le quartier.
Peu de monde, mais des étudiants intéressés tant par le film (et son contenu) que par l'ensemble du projet (préparation, finalités, fonctionnement, postures à avoir, impacts sur les habitants et les décideurs,...
Avec Pascale Faure nous revenons sur l'échange de l'après-midi : le film /"Tomber des murs?/"et le projet qui l'entoure (/mémoire image mieux vivre un réhabilitation de quartier, Partage d'expériences/ et/ Outils vidéos)/, est un bon outil pour montrer les différents regards des acteurs d'un quartier populaire sur ce territoire et éclairer  les mécanismes d'un projet de cohésion sociale.
A noter qu'une étudiante d'un autre groupe s'était jointe à nous car elle a mené durant son année de formation un  travail de réalisation vidéo dan un Itep, et elle était intéressée par partager son expérience "l'ouverture, les déblocages qu'avaient pu apporter son travail sur les jeunes l'école et ses représentants.

Projection aux habitantes du Bat A de la rue des Trolles, le 14/04/2010 à la Maison pour tous François Villon, environ quarante personnes présentes, essentiellement des femmes.
A la demande des habitantes de du Bat A de la rue des Trolles qui occupaient la MPT François Villon, nous sommes venus présenter et discuter des politiques de rénovations urbaines.
D'abord ce sont les femmes qui ont été le moteur de la lutte et de l'occupation de la Maison pour tous et ce sont elles qui ont demandé à voir le film.
Anecdote : quand Monsieur Bouillé accompagné de M. Vignal est venu soumettre des propositions de relogement en 3 étapes sur 3 mois par écrit, les hommes étaient prêts à accepter les propositions de la mairie; mais quand ils se sont tournées vers les femmes pour avoir leur avis, elles ont dit qu'il n'en étaient pas question, qu'elles n'osaient plus retourner dans le bâtiment où elles ne se sentaient pas en sécurité. C'est en effet souvent les femmes qui gèrent tout ce qui a trait au logement, facture,...

Les femmes après la projection ont insisté sur plusieurs points :
- On leur propose des appartements qui ne correspondent pas à leur besoin :trop cher, (750€ alors que la famille n'a qu'un salaire avec les aides sociales de 1200€) ou à des prix équivalents mais trop petits.
- Elles s'énervent de se voir proposer des appartements dans des barres ou des tours vouées à la démolition dans les programmes de rénovations urbaines.
- Elles sont gênées de témoigner que les assistantes en économie sociales et familiales détachées à la Serm souvent leur mettent la
pression et les culpabilisent de ne pas accepter les logements qu'elles proposent... Quelquefois elles sortent en pleurant...

- Elles disent qu'elles sont victimes de discriminations, alors qu'elles voudraient juste avoir les mêmes droits que les autres et ne pas être rejetées dans un autre quartier ghetto.
- Elles insistent pour dire qu'elles veulent seulement un logement digne, dans ou en dehors du quartier selon les familles.

IRTS, 12 personnes 24 mars 2010

Intervention à l'Irts, auprès d'étudiants en 3ème et dernière année d'éducateurs spécialisés.
Le thème général du module questionnait « la pratique de projet repérée à un cadre de vie »:

  • Identifier les concepts situant le rapport au changement et le rapport au social

  • Repérer les pratiques autour des modes d'intervention et plus précisément dans le cadre de vie du quartier.

Donc il s'agit se mettre en évidence à travers votre projet associatif et votre réalisation, ce qui se joue pour les habitants, leur rapport à l'environnement pour agir... C'est bien que vous soyiez là ainsi que les réalisatrices pour expliquer le sens de vos actions , les objectifs, et les effets de cette expérience..  

Les étudiants ont d'abord commenté le film et observé "que les politiques de rénovations urbaines" mettent à mal le lien social très fort qui existe dans ces quartiers populaires. Mais tous ne sont pas d'accord sur le mot employé pour le relogement par Monique Vally (CNL) "déportation" des habitants. Une des étudiantes stagiaires qui a vécu aux Tritons (5 tours de la Paillade, dont deux ont été détruites) et qui est partie sur Aiguelongue suite au relogement, trouve que c'était finalement une bonne chose. D'autres étudiants et moi-même précisons que c'est le caractère autoritaire de ces relogements, sans concertation, avec 3 propositions (certes mais l'obligation d'accepter...) et souvent un relogement plus loin...

Pascale Faure (éthnologue) veut revenir sur la naissance du projet, son origine, comment on concrètement se passe le tournage. J'explique que nous avons un double réseau (d'acteurs associatif et organismes sociaux et un réseau de chercheurs et d'acteurs des politiques d'urbanisme et de logement sur Montpellier et ailleurs) qui nous permettent de préparer les interventions sur le terrain, de se faire accepter dans les quartiers où la notion de territoire peut parfois être forte.
Elle revient aussi sur le regard que portent les différentes institutions politiques locales, et j'en viens à la finalité de tels films documentaires: comme ils portent un regard pluriel sur ces politiques de rénovations urbaines, ils offrent ainsi une analyse elle aussi plurielle et ils jouent le rôle d'information de sensibilisation et permettent d'informer et de débattre; ce sont de formidables outils de concertation qui manquent tant à cette politique de rénovation urbaine. Le Département, l'Acse, l'ont compris et portent aujourd'hui un appui au développement de ce projet d'outils vidéos.  Nous glissons aussi des difficultés à se faire accepter dans un quartier et à gagner la confiance des populations (mise à mal par le traitement de l'information et les images négatives véhiculées par les médias au rôle et à la place du travailleur social dans le quartier.
Peu de monde, mais des étudiants intéressés tant par le film (et son contenu) que par l'ensemble du projet (préparation, finalités, fonctionnement, postures à avoir, impacts sur les habitants et les décideurs,...
Avec Pascale Faure nous revenons sur l'échange de l'après-midi : le film /"Tomber des murs?/"et le projet qui l'entoure (/mémoire image mieux vivre un réhabilitation de quartier, Partage d'expériences/ et/ Outils vidéos)/, est un bon outil pour montrer les différents regards des acteurs d'un quartier populaire sur ce territoire et éclairer  les mécanismes d'un projet de cohésion sociale.
A noter qu'une étudiante d'un autre groupe s'était jointe à nous car elle a mené durant son année de formation un  travail de réalisation vidéo dan un Itep, et elle était intéressée par partager son expérience "l'ouverture, les déblocages qu'avaient pu apporter son travail sur les jeunes l'école et ses représentants.


Projection de « Tomber les murs »à l'équipe de travailleurs sociaux de l'agence départementale de solidarité Cévennes-Las Rabes.

Le 14/12/2009, une trentaine de personnes présentes.

Les personnes qui ont participé à la projection ont lors du débat rappelé l'attachement des habitants
à leur quartier.

En voyant cette tour détruite, on se rend compte combien ce doit être difficile de voir son appartement disparaître. C'est violent ces destructions. Pour certaines familles leur quartier représente le seul lieu où ils ont vécu en France. C'est peut-être leurs seules racines que l'on détruit.

Plusieurs exemples sont cités:

-Une dame du petit bard a été relogée à Occitanie dans un très bel appartement. Pourtant cela a été catastrophique pour elle car elle a perdu tous ses repères.

-Des personnes ne veulent pas partir ni s'éloigner notamment à cause de la mosquée.

-La problématique de « Tomber des murs? » rappelle à une intervenante un quartier dont elle s'occupe aux Cévennes. Elle y a remarqué combien les propriétaires qui y habitent tiennent à leur lieu de vie. Le problème est qu'ils n'ont plus les moyens et qu'ils doivent partir. Cette propriété devrait rentrer dans une OPAH bientôt.

Elle ajoute qu'une étude a été mise en place dans ce quartier par l'ACSE afin que les mesures de rénovation soient faites en concertation avec la population. Dans ce contexte un travail type « Tomber les murs? » serait intéressant pour donner la parole aux habitants.

Mais les points de vues s'opposent au sujet de l'attache des habitants à leur quartier. Deux médecins témoignent: les habitants qu'elles ont rencontrés dans le cadre de leur travail au Petit Bard leur ont beaucoup dit qu'ils voulaient partir. Ils restent car ils n'ont pas les moyens d'aller ailleurs selon elles. Elles appellent donc à relativiser un peu.

Quelqu'un leur répond que souvent les habitants se plaignent mais que quand ils doivent partir ils se rendent compte qu'ils ont des attaches.

D'autres intervenants sont plus mitigés et disent qu'il y en a qui veulent rester et d'autres qui veulent partir.

Quelqu'un fait remarquer que les personnes qui souhaitent partir veulent aller vivre dans des villages mais pas dans d'autres quartiers défavorisés. Mais ces populations ont l'impression qu'ont veut les envoyer dans d'autres quartiers en difficulté.

Le gros des relogements s'est fait à Malbosc, à la Paillade et dans le Val de Croze.

L'une des participantes au débat est choquée car on ne construit presque plus de grands appartements alors qu'il y en a besoin.

Pour ce qui est de la concertation des habitants il est dit que la SERM a fait des progrès dernièrement. En effet des travailleurs sociaux sont mis à la disposition des familles pendant le relogement.

Une intervenante soulève une stagnation en ce moment au niveau des rénovations.

Enfin le rôle du pôle de solidarité en terme de relogement est d'informer les habitants, d'être médiateur. Cet accompagnement est nécessaire.

Projection de « Tomber les murs » à l'équipe de travailleurs sociaux de l'agence départementale de solidarité de la Mosson.

Le 12/11/2009, une quarantaine de personnes présentes.

Plusieurs assistantes sociales ont réagi après la projection. La problématique du logement est très présente dans leur travail. Voici le résumé de leurs points de vues parfois divergents:

L'impact des résidents délogés de leur quartier est bien traité dans le film.

Les habitants refusent souvent de quitter leur quartier selon l'une des AS. Le fait qu'ils veuillent rester ou pas dépend beaucoup du vécu des familles ajoute une autre. Aussi il est expliqué que l'habitat de la Paillade est très disparate même d'une cage d'escalier à l'autre. Certains immeubles de ce quartier sont très difficiles à vivre entre autre à cause du bruit mais les familles n'ont pas les moyens de partir.

Une assistante trouve le film optimiste du point de vue humain car il montre l'attachement au quartier. Mais une autre aurait aimé voir cet aspect approfondi. Selon cette dernière il ne montre pas assez ce qu'il y a de bien dans ces quartiers, ce que vivent les gens. Elle remarque par exemple que souvent les intérieurs sont très agréables.

L'une des assistantes sociales trouve positif que dans les hauts de Massanne on ait joué la carte de la mixité sociale. Elle trouve que cela n'est pas mis en valeur dans le film.

Enfin il a été dit que le film était révélateur d'une réalité nationale au niveau de la politique de rénovation.

On voit bien le système: Les habitants ne sont pas concertés, il y a un manque de transparence sur les projets dont on ne connaît pas les enjeux.

Les murs à abattre ne sont-ils pas ceux qui se trouvent entre décideurs et habitants?

Face aux bailleurs elles disent ne pas avoir leur mot à dire. Ils attendent d'elles que les habitants payent leurs loyers, c'est tout, pas qu'ils défendent les locataires.


Projection de "Tomber des murs?" aux bénévoles de l'association AVEC (Cévennes) mardi 29 septembre,  11 personnes présentes.

Les femmes ont enchaîné le film après une réunion et l'ont trouvé trop long et difficile pour leur public (notamment les femmes en alphabétisation). Mais ils pensent pouvoir le leur présenter au moins en partie. Sinon certaines ont dit « retrouver leurs parents ». Elles ont aimé "Tomber des murs?" qui met l'accent sur les rapports humains, sur la vie et le tissu social qui se  tissent et que les politiques de rénovations urbaines ne prend pas en compte. « C'est ce qui rend tout relogement difficile. »

Aux Cévennes c'est un peu la situation du Petit  Bard avec du retard : les gens quittaient le Petit Bard pour des quartiers comme les Cévennes car le quartier se dégradait (vu qu'aucun entretien n'était réalisé) et maintenant ils quittent les Cévennes pour Las Rébès ou le Parc des Arceaux, car la copropriété des Cévennes est dégradé et que son entretien fait augmenter les charges.

« C'est bien de montrer "Tomber des murs?" aux femmes que nous accueillons car elles ont peut-être un discours différent de celui que l'on entend dans le film ».

« Tomber des murs? » au théâtre  Jean Vilar, journées du patrimoine à la Paillade (samedi 19/09/2009, 25 personnes présentes)

Remarque : concurrence au même endroit à la même heure avec la balade découverte de la Paillade, des personnes hésitant entre les deux animations. Peu d'habitants de la Paillade, mais des institutionnels, des travailleurs sociaux, des professionnels de l'image. Toujours un bon retour sur le film, sa qualité et son intérêt; et qui pose la question de comment faire venir du public qui a peur de la qualité du film? Le débat s'ouvre sur des questionnements sur l'origine du projet, des jeunes,...

Un des spectateurs (formateur cinéma au lycée de Lunel) par ailleurs auteur d'un documentaire sur les politiques urbaines de Sarcelles, nous rend compte de la similitude de la problématique 20 ans après et sur des territoires différents. Il confirme ainsi ce que disaient les chercheurs de l'Iscra que ce film à travers des exemples locaux dénoncent bien l'ensemble des politiques de rénovations en France.

Une personne fait remarquer que c'est dommage de toujours faire des films sur les aspects négatifs des quartiers, sur le misérabilisme alors qu'il y a tant de richesse, d'histoire de vie, de talents sur ces territoires. Il aurait souhaité voir un documentaire qui soit plus sur les « murs culturels » à faire tomber. Il trouve que la France a du mal a admettre la mutation de la population immigrée, qui a maintenant des diplômes et aspire à une reconnaissance de ces capacités intellectuelles. Il regrette qu'on enferme encore les populations des quartiers, populations immigrées dans un schéma réducteur de populations assistées.

Si nous sommes d'accord, le film en parle, notamment à travers les regards des anciens de Phobos qui disent bien en conclusion du film qu'on a vu de leur quartier que ce qu'on a voulu voir et pas leur vision à eux, et que les murs à faire tomber ne sont pas ceux en béton mais les barrières sociales et culturelles...

Projection  de Tomber des murs? à Briandes (samedi 12/09, Lodévois, journée de l'ISCRA, 30 personnes présentes)

La discussion tourne autour de la question « ce film est-il diffusable hors de Montpellier, la problématique n'est-elle pas spécifique à notre exemple local? ». La trentaine de participants (impliqués sur des interventions dans la politique de la ville, de l'insertion des discriminations au logement dans diverses villes françaises) sont unanimes pour dire que ce film a montré, et pas seulement sur Montpellier. Ils sont choqués par la similitude des constats qu'ils font avec leur lieu d'intervention : pas de concertation, des rénovations plutôt que des réhabilitations, relogement plus loin et ou plus cher. Ils insistent donc pour que ce film soit diffusé dans des villes où se préparent des politiques de rénovations urbaines, pour initier une réflexion avec les habitants, les mobiliser pour une véritable concertation et implications des habitants dans les politiques de rénovations urbaines mises en œuvre. Ils nous disent aussi de ne pas oublier dans nos projections des interventions auprès des élus, des équipes de l'ANRU, des travailleurs sociaux,... ce que souhaitaient les jeunes qui ont réalisés "Tomber des murs?" et que nous n'avons pas encore mis en place.

Projection Tomber des murs? Association Mas des Moulins, le 27 avril, 25 personnes.

Intéressante projection avec des adolescents en internat au Mas des Moulins et leurs éducateurs; quelques habitants aussi. Les adultes prennent la parole après le film, pour dire que c'est une facette des rénovations urbaines qui est souvent occultée, que mettre sur un même niveau les habitants chercheurs et politiques apporte un autre regard sur les politiques de rénovations urbaines en cours.

Les jeunes prendront la parole mais après, dans des discussions informelles avec nous. Importance de ces moments conviviaux.

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Mercredi 25 février Médiathèque W. Shakespeare, (petit-bard)
25 personnes présentes dont 3 personnes interviewés dans Tomber des murs?. Échanges autour de ce que fait la mairie, lentement mais surement (Bouillé) et les habitants (la rénovation doit se faire avec nous, pas contre nous; on créera le rapport de force qu'il faudra).

Samedi 14 mars, 15h30 médiathèque Jean Jacques Rousseau (Paillade) : -Salle comble, 70 personnes présentes ! Discussions jusqu'à 18h .
Les thèmes abordés : mixité, relogement actuel, actualité de la rénovation urbaine;
Des jeunes du Petit Bard et de la Paillade assez nombreux.

Constat général : Tomber des murs? plait beaucoup, à tout public, des jeunes adolescents des quartiers aux acteurs politiques et associatifs.

Turkane : beaucoup de monde, c'était bien; les jeunes n'ont pas trop parlé, dommage.

Je ne veux pas donner mon avis sur la rénovation urbaine: établir un constat, mais ne pas prendre parti. Concertation entendre la parole des gens, on est du côté des habitants, mais il y en  qui ne seront pas d'accord avec nous. Pas militant; je ne veux pas imposer mon opinion. Notre film Tomber des murs? montre notre point de vue, mais on n'a pas besoin d'insister.

Christel : Forme du débat intéressante : échange, discussion avec les gens. Tous les gens échangeaient.

Pascal : Tomber des murs? est utile pour : Informer, Concerter, donner la parole à tous, et notamment aux habitants;

Soumia  : Le débat s'est poursuivi avec des jeunes que je connaissais. C'était bien, trop de points négatifs sur la Paillade, pas assez du positif. Elles ont bien aimé le débat et notamment l'intervention de la sociologue de l'Iscra. La forme du débat était intéressante : échange, discussion avec les spectateurs; tous les gens échangeaient.


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